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RedeVeröffentlicht am 22. April 2026

Extra muros-Sitzung des Bundesrates in Estavayer-le-Lac

Estavayer-le-Lac, 22.04.2026 — Medienstatement von Bundespräsident Parmelin

extra muros BRS 22.04.2026

Es gilt das gesprochene Wort

Sehr geehrte Damen und Herren

Je suis très heureux que nous puissions tenir aujourd'hui une séance « extra muros » dans le canton de Fribourg. Et ce, dans la magnifique ville d'Estavayer-le-Lac !

Oder wie die Deutschschweizer früher sagten: Stäffis am See.

Le Conseil fédéral organise des séances «extra muros» depuis 2010. Il s’agit aujourd’hui de la 21e séance de ce type. Cela montre que les échanges en dehors de Berne ne constituent plus une exception, mais sont désormais une tradition bien établie.

Il s’agit de ma deuxième séance « extra muros » en tant que président de la Confédération. La première a eu lieu en 2021 à Lucerne. Je m’en souviens très bien, presque comme si c’était hier. Il y avait eu auparavant une pause de près de deux ans due à la pandémie. J’avais alors déclaré devant vous, chers représentants des médias : « Cette journée nous permet de retrouver un peu plus de normalité ».

Quand je regarde tout ce qui s’est passé depuis – la guerre en Ukraine, au Proche-Orient, les sanctions, les crises énergétiques…

La normalité n’est, à ce jour, pas encore tout à fait revenue. Peut-être devons-nous admettre que la nouvelle normalité, c’est que bien des choses ne sont plus normales.

À la fin de l’année dernière, lors de plusieurs interviews consacrées à mon année présidentielle à venir, j’avais exprimé l’espoir qu’après plusieurs crises, les choses iraient mieux et qu’aucune autre crise ne viendrait encore s’ajouter lorsque je serai président de la Confédération. Cet espoir n’a duré que jusqu’aux premières heures de la nouvelle année et a été balayé par le tragique incendie de Crans-Montana. Le canton de Fribourg a lui aussi été frappé par une tragédie ce début d'année, celle de l'incendie d'un car postal à Chiètres.

La politique, c’est parfois ainsi : on fait des plans, et la vie en décide autrement.

En ce lieu chargé d'histoire qu'est le château de Chenaux, ce bien culturel d'importance nationale, je ne voudrais toutefois pas parler que de crises. Ce château a été construit en 1284 par Pierre d'Estavayer et son frère Guillaume. Près de 200 ans plus tard, en 1475, après la victoire des Confédérés contre Charles le Téméraire, il a été repris par le canton de Fribourg, qui en est toujours propriétaire aujourd’hui.

Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous donner une leçon d'histoire. Nous n'avons pas le temps pour cela. Toutefois, le lieu où nous nous réunissons aujourd'hui illustre parfaitement ce que je veux dire. Ce château a survécu à bien des choses : des changements de pouvoir, des conflits, des bouleversements. C'est peut-être là un message positif pour notre époque : la Suisse a déjà surmonté de nombreux défis.

Et oui, nous sommes aujourd'hui dans le canton de Fribourg ! La particularité ici, c'est que nous nous trouvons dans une exclave. Cela signifie que nous sommes entièrement entourés, côté terre, par le canton de Vaud, qui, comme vous le savez, m'est également cher. Voilà une raison de plus pour laquelle je me sens si bien ici aujourd'hui.

Meine Damen und Herren

Sie sehen, es ist kein Zufall, dass ich Estavayer Le Lac gewählt habe. Vieles hier ist wie die Schweiz im Kleinen: starke Unternehmen, innovative KMU, fruchtbare Landwirtschaft, ein wunderschönes historisches Städtchen, Tourismus, Lebensqualität. Kurz ein Ort also, an dem Arbeit, Tradition und Lebensfreude bestens zusammenpassen.

Ich darf hier sicher auch im Namen meiner Kolleginnen und Kollegen sagen: besonders freuen wir uns heute auf den Austausch mit der Bevölkerung.

Gerade in anspruchsvollen Zeiten ist es wichtig, zuzuhören, Fragen aufzunehmen und im direkten Gespräch zu bleiben. Politik darf nicht nur in Sitzungszimmern stattfinden – sie muss auch dort sein, wo die Menschen leben.